LES CONSEILS DU CABINET

Assurance emprunteur : forfaitaire ou indemnitaire, quelle différence ?

En arrêt de travail, que rembourse votre assurance de prêt ? Comprenez les deux modes d’indemnisation, avec un exemple et les clauses à vérifier.

Votre salaire est maintenu pendant un arrêt de travail. Votre assurance de prêt remboursera-t-elle malgré tout vos mensualités ? La réponse dépend notamment d’une clause souvent discrète : le mode d’indemnisation. Deux contrats affichant une garantie ITT peuvent prévoir des prises en charge différentes.

En assurance emprunteur, une prestation forfaitaire se calcule à partir de l’échéance assurée, sans être liée à la perte de revenus. Une prestation indemnitaire tient compte de cette perte, selon la formule du contrat. Cette distinction concerne ici l’arrêt de travail couvert au titre de l’incapacité temporaire totale de travail, ou ITT. Les repères d’ABE Infoservice permettent de situer ces deux mécanismes.

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Forfaitaire : une prise en charge liée à la mensualité assurée

Avec une indemnisation forfaitaire, l’assureur calcule sa prestation selon l’échéance du prêt, la quotité et les limites prévues au contrat. Le calcul ne dépend pas de la baisse de vos revenus. Vous pouvez donc conserver la prestation prévue même si votre employeur maintient votre salaire.

Prenons une mensualité de prêt de 1 000 € et une quotité de 50 %. Si le contrat prévoit la prise en charge de toute l’échéance assurée pour une ITT reconnue, la base est de 500 € par mois, une fois la franchise écoulée, sous réserve des plafonds et autres conditions. Ce n’est donc pas automatiquement la totalité de la mensualité du foyer.

Le mot « forfaitaire » décrit le calcul de la prestation. Il ne signifie ni remboursement automatique dès le premier jour d’arrêt, ni cotisation d’assurance fixe. Le Crédit Agricole détaille notamment l’effet de la quotité sur cette prise en charge.

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Indemnitaire : une prestation qui dépend de la perte de revenus

Avec une indemnisation indemnitaire, l’assureur examine les revenus de référence et la baisse de revenus retenue après le sinistre. Selon le contrat, il tient compte des indemnités de la Sécurité sociale, du maintien de salaire par l’employeur et des prestations de prévoyance.

Si vos revenus sont intégralement maintenus, la prestation peut être nulle. À l’inverse, une baisse de revenus peut ouvrir droit à une prise en charge, dans les limites assurées. C’est le fonctionnement présenté, par exemple, dans le guide de la Macif sur les deux modes d’indemnisation.

Attention au raccourci « je perds 30 % de salaire, donc l’assurance paie 30 % du prêt ». Il n’existe pas une formule unique applicable à tous les contrats indemnitaires. La période de référence, les revenus pris en compte et la méthode de calcul doivent être lus dans la notice.

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Un exemple : même prêt, deux remboursements possibles

Voici une simulation pédagogique, sans lien avec un dossier client. Nous supposons une mensualité de 1 000 €, une quotité de 100 %, une ITT reconnue, une franchise déjà écoulée et aucun autre plafond limitant la prestation.

Pour la formule indemnitaire illustrée uniquement, nous retenons une règle simple : remboursement limité à la perte mensuelle de revenus, sans dépasser l’échéance assurée. D’autres contrats peuvent calculer autrement.

Situation illustréeForfaitaireIndemni­taire*
Revenus entièrement maintenus1 000 €0 €
Perte retenue : 300 € / mois1 000 €300 €
Perte retenue : 1 200 € / mois1 000 €1 000 €

* Montants calculés avec la formule hypothétique décrite ci-dessus. Ils ne préjugent pas du remboursement de votre contrat.

La question utile est donc : si mon employeur ou ma prévoyance maintient tout ou partie de mes revenus, quelle somme mon assurance de prêt prendra-t-elle réellement en charge ?

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Quelle formule privilégier pour votre situation ?

Lorsque vos revenus sont maintenus en cas d’arrêt, une couverture forfaitaire peut présenter un intérêt concret : la prestation prévue ne disparaît pas au seul motif que vous n’avez pas subi de baisse de revenus. C’est un point à examiner avec votre protection professionnelle, comme l’explique Cardif dans son guide de l’indemnisation forfaitaire.

Mais ce seul mot ne permet pas de classer deux contrats. Une garantie forfaitaire assortie d’une exclusion qui vous concerne peut moins bien répondre à votre besoin qu’une autre couverture. Il faut aussi comparer le tarif, la franchise, la définition de l’incapacité et les limites de prise en charge.

Pour un salarié ou un agent public, commencez par vérifier le maintien de rémunération et sa durée. Pour un indépendant, rapprochez les clauses du contrat de vos revenus de référence et de votre prévoyance. Si vous n’exercez pas d’activité professionnelle, vérifiez d’abord que la garantie couvre votre situation au jour du sinistre.

Enfin, l’appellation « contrat bancaire » ou « assurance externe » ne suffit pas à connaître le mode d’indemnisation : seule la documentation de l’offre considérée permet de le confirmer.

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Les points à lire avant de choisir

Rassemblez la notice d’information, votre certificat d’adhésion et les éventuelles conditions particulières. Utilisez cette courte grille de lecture :

  1. Le calcul : où la prestation ITT est-elle définie comme forfaitaire ou indemnitaire ?
  2. La part assurée : quelle quotité s’applique à votre garantie ? Consultez notre guide pour comprendre la quotité d’assurance emprunteur.
  3. Le déclenchement : faut-il être incapable d’exercer votre profession ou toute profession ?
  4. Les limites : quels délais de franchise, plafonds, durées maximales et exclusions s’appliquent ?
  5. L’évolution de votre situation : que prévoit le contrat en cas d’inactivité ou de reprise à temps partiel thérapeutique ?

Ces clauses doivent être lues ensemble. Notre article sur les garanties de l’assurance emprunteur donne les repères complémentaires. Pour les définitions de l’ITT et les points de vigilance, vous pouvez également consulter ABE Infoservice.

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Faisons le point sur votre contrat

Vous connaissez le prix de votre assurance, mais vous ne savez pas ce qu’elle verserait pendant un arrêt de travail ? Chez AZI Courtage, nous pouvons vous aider à lire cette clause et à comparer les propositions en tenant compte de votre situation.

L’étude est gratuite. Si vous donnez suite à une proposition, les frais de courtage vous sont présentés avec celle-ci, avant votre engagement.

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